10.03.2008

Elections municipales : victoire de la liste de Bernard Gérard (maire sortant UMP).

Chers internautes,

Dimanche 9 Mars 2008, les électrices et électeurs marcquois se sont exprimés.

Voici les résulats, en % des suffrages exprimés et nombre de sièges obtenus, au sein du prochain conseil municipal :

Liste conduite par Bernard Gérard (maire sortant UMP) : 62,65 % des suffrages exprimés (33 sièges obtenus).

Liste conduite par Philippe Harquet (PS) : 15,11 % des suffrages exprimés (3 sièges obtenus).

Liste conduite par André Boutry (Modem) : 9,28 % des suffrages exprimés (2 sièges obtenus).

Liste conduite par Martine Roussel (PC) : 6,67 % des suffrages exprimés (1 siège obtenu).

Liste conduite par Jean-Luc Landru (Divers Droite) : 3,39 % des suffrages exprimés (aucun siège).

Liste conduite par Frédéric Butez (Divers Droite) : 2,90 % des suffrages exprimés (aucun siège).

La majorité absolue des suffrages ayant été atteinte lors du premier tour des élections municipales, il n'y aura donc pas de second tour Dimanche prochain.

Nous espèrons que ces élections municipales auront été autant passionnantes pour vous, qu'elles ne l'ont été pour nous.

Vous qui nous avez fait l'honneur de lire nos articles, nous vous remercions pour l'intérêt que vous avez manifesté pour notre blog.

L'équipe de l'Observatoire.

07.03.2008

Fin de la campagne électorale

Chers internautes,

La campagne officielle des élections municipales s'achève dans la nuit du Vendredi 7 Mars 2008 au Samedi 8 Mars 2008, à Minuit.

Afin de nous conformer aux règles légales en vigueur, nous ne publierons plus aucun article, à caractère politique, dès le Vendredi 7 Mars 2008.

Cette démarche est assortie d'une autre vous concernant, vous les internautes qui nous faites l'honneur de consulter régulièrement notre blog : nous nous devons de ne plus permettre la publication d'un commentaire à caractère politique, dès le Vendredi 7 Mars 2008.

Dès le Lundi 10 Mars 2008, nous vous communiquerons le résultat des élections municipales dans notre bonne ville de Marcq (1er tour).

En attendant, nous ne pouvons que vous inciter, quelles que soient vos préférences et sensibilités, à faire votre devoir de citoyen :

Dimanche 9 Mars 2008

Votez !

A très bientôt.

L'équipe de l'Observatoire.

06.03.2008

De la démocratie

Et autres considérations tocquevilliennes agitées lors des campagnes électorales

 

"Elle est belle elle est fraîche ma démocratie participative ! Demandez votre démocratie participative ! Qui n'a pas sa démocratie participative ? Demandez !!  "

L'échéance approchant à grands pas, chers lectrices et lecteurs, qu'il nous soit permis ici, nous inspirant pour le titre de cette note du célèbre ouvrage d'Alexis de Tocqueville, de nous interroger sur la manière dont les différents candidats et leurs colistiers envisagent la pratique de la démocratie, voire même la conçoivent, dans notre bonne ville de Marcq en Baroeul.

C'est sans doute, avec le développement durable et l'"environnement", la trroisième tarte à la crème de la campagne (et pas uniquement à Marcq)...  C'est clair, c'est certain, la démocratie est en crise. Puisqu'on vous le dit. Crise de la représentativité politique depuis les années 1990. Crise de confiance dans la politique et le politique. Abstentionnisme galopant, votes nuls et blancs... Ce n'est pas le sursaut de participation aux dernières présidentielles qui peut cacher le marasme ambiant.  Alors il faut faire de la politique autrement. Puisque qu'on vous le dit. Mais comment ?

Bon sang, mais c'est bien sûr ! L'arme ultime : la démocratie participative. Elle est censée, comme son nom l'indique, réconcilier les "citoyens" avec la politique, ici en l'occurrence avec la vie de la commune. Fort bien.

Concrètement, en quoi cela consiste-t-il ? Il faut avouer que si tout le monde s'accorde sur le principe général, ce que doit être la vie démocratique ne fait pas consensus. Alors, allons voir du côté des listes candidates si vous le permettez, avant de livrer nos commentaires. Nous opérerons de la même manière que pour la note concernant la sécurité chers lecteurs.

Au parti communiste (une pointe d'ironie ne peut s'empêcher de se glisser ici chers lecteurs : j'ignorais que communisme et démocratie pouvaient figurer dans une même phrase, sauf à ce que le mot de démocratie soit affublé du qualificatif marxiste de "bourgeoise". Enfin, passons...) la "démocratie" est une "condition indispensable" pour réaliser le très fumeux "schéma de vie" (bigre, je frémis rien qu'à la lecture de cette expression !). la liste PC souhaite "réaliser l'élaboration du budget en liaison étroite avec les habitants" : réunions publiques etc... Pour "répondre aux besoins." mais aussi "Développer la démocratie à Marcq par une large autonomie des comités de quartier, sans pilotage de la majorité municipale avec une communication [...] non unilatérale." Continuons un peu : "Donc réviser la charte en lien avec les comités d'animation".  Diantre ! Vivons-nous en Corée du Nord ? A Cuba ? En Chine ? Il n'y aurait donc pas de démocratie à Marcq ! Ou très peu ? Pas de liberté de communication, pas d'autonomie... Inquiétant que tout cela. Mais il nous semble à l'observatoire que le tirage au sort parmi les habitants empêche une mainmise d'une sensibilité non ? Et que si ce n'est pas la majorité municipale qui "pilote" les comités de quartier, qui le fera ? L'opposition ? Quant au budget, peut-être convient-il de rappeler qu'une majorité est élue également pour une vision prospective et prendre des responsabilités...

Au Parti socialiste (PRG société civile), au coeur du programme, nous pouvons lire que l'une des ambitions de P. Harquet et de son équipe est de "bâtir une démocratie participative locale active et responsabilisante." (sic.) Le mot est donc écrit. Pourquoi ? Car la démocratie locale est à "réveiller", les comités de quartier sont "exsangues et de moins en moins reconnus par les habitants." Pour enrayer la désaffection apparente, il faut "refonder les condtions de fonctionnement, de représentation", pour rendre les habitants réellement "acteurs"... Par quels moyens? Avec par exemple, un "référendum d'initiative locale." Figurent également (sur le blog) des propositions telles qu'un budget participatif pour les comités de quartiers, conseil municipal des jeunes (propositions exhaustives sur le blog : http://marcqavenir.typepad.fr/marcq_avenir/thmatiques/ind...)  Bref, il faut convenir que le programme est assez étoffé, que l'on soit d'accord ou pas. L'on retrouve ici une démarche qu'avait, non pas initiée, loin de là, mais mise en place S. Royal lors de la précédente campagne présidentielle, sans le succès électoral escompté.

Au Modem, 5 propositions figurent sur le tract distribué. Deux concernent les comités de quartiers (décidément, nous reviendrons dans notre commentaire général sur ces fameux comités). Ils doivent être "indépendants" et leurs représentants "démocratiquement choisis". Le tirage au sort qui a prévalu dans certains quartiers ne semble donc guère démocratique au Modem. Si l'on entend par là parce qu'il n'y a pas d'élection, certes... Mais certains présidents n'ont-ils pas été élus ? En revanche, on ne peut soupçonner le tirage au sort de procéder de quelque manipulation que ce soit ! Il n'y a guère plus impartial, puisque c'est le hasard qui décide ! Le Modem propose lui aussi le "droit à l'initiative locale." Décidément, quel succès que ce référendum ou "droit", peu importe le nom que l'on lui donne. Comme le PS donc et le PC. Et comme le PS, la liste d'André boutry souhaite instituer un conseil municipal des jeunes...

A l'UMP (liste élargie) : le tract évoque le dynamisme des comités de quartiers dans la partie "bilan" et la page 15 aborde la thématique de "Marcq la citoyenne" : agenda 21 et responsabilisation des habitants, éducation à la citoyenneté dans les écoles... Pas trace d'une conseil municipal de la jeunesse, et fort logiquement, l'équipe sortante semble satisfaite de la démocratie locale marcquoise.

Chez M. Landru (Debout la République !), "plus de démocratie locale" est le point numéro 1 du tract. Qu'en est-il ? Appel à l'information, à la liberté d'expression dans le magazine municipal pour les comités de quartiers et les associations, et... Référendum d'intérêt local ! Décidément, à gauche comme à droite, c'est la nouvelle coqueluche.

Chez F. Butez (FN sans investiture), le tract  (disponible sur : http://lesmarcquoisdabord.hautetfort.com/ )  propose d'établir un "registre de doléances" (le terme est bien doléances), qui pourraont déboucher sur des consultations ou/et des... Ne cherchez plus ! Des "consultations référendaires" ! L'expression est cocasse, mais pose une vraie question, que nous allons aborder dans notre commentaire général chers lecteurs.

Au final... N'en jetez plus ! la coupe est pleine ! Nous débordons de démocartie localo-participativo-référendaire, pleine d'initiatives citoyennes ! Que penser de tout cela  ? Eh bien pour tout vous dire, si nous saluons les propositions et que nous sommes convaincus que chaque candidat pense par ce biais réconcilier les citoyens-électeurs-contribuables avec la politique, nous sommes tout de même quelque peu perplexes à l'observatoire... Pourquoi donc ?

Nous nous pencherons particulièrement sur les comités de quartiers et le fameux "référendum" local. Tout d'abord, il est évident qu'aux yeux de tous les candidats, les comités de quartiers représentent un enjeu loin d'être anecdotique. L'on peut arguer que le principe de subsidiartié est une exigence de la gouvernance moderne, il est possible de brandir l'étendard de la citoyenneté reconquise, du plein exercice de la démocratie. Mais il sera difficile de prétendre que les comités de quartiers ne représentent pas un enjeu politique, et ce quelle que soit la couleur. Les candidats en lice, hormis bien entendu l'équipe sortante, pointent du doigt le manque de transparence, d'autonomie de ces comités, qui seraient aux mains de la majorité. C'est d'abord à prouver. Le tirage au sort n'est ni du népotisme ni une mainmise. Mais après tout, il est logique que l'oppostion actuelle et future se positionne sur ces questions et soit force de propositions. En revanche, toute personne quelque peu engagée sait que toutes les formations politiques investissent les comités de quartiers, officiellement ou non (souvent à couvert d'ailleurs !) pour "marquer le terrain." Nous doutons que Marcq échappe à la règle.

C'est pour cette raison qu'à l'observatoire, nous émettons quelques réserves sur cette "démocratie participative." Car bien souvent, malheureusement deux problèmes se posent très vite. Le premier est, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, le peu d'engagement durable des habitants : rares sont les personnes qui peuvent ou veulent s'investir dans la vie d'un quartier, activité qui prend du temps, surtout si l'on met en place des référendums et autres budgets participatifs. C'est comme ça. Le second est que bien souvent, sous couvert de démocratisation et de "participation", les militants politiques noyautent complètement les comités, officiellement "indépendants", en réalité complètement soviétisés. Le militantisme professionnel est une spécialité, les Verts par exemple sont "exemplaires" dans ces situations, tout comme l'extrême gauche. Rapidement le comité de quartier se transforme en annexe d'une permanence de parti, ou en terrain d'affrontement des différentes sensibilités politiques. Ce n'est pas le cas aujourd'hui dans notre commune, et nous ne souhaitons pas que cela le devienne. Vigilance est de mise donc.

Il nous faut enfin faire une remarque de fond, et rappeler que la démocratie représentative est et reste la forme d'expression politique institutionnelle et légale. Les électeurs, citoyens, se déplacent, et  par le suffrage universel se choisissent des représentants à qui ils délèguent pour une période donnée un mandat, une responsabilité. Le référendum local n'a pas force de loi en France. D'ailleurs, nous émettons les mêmes réserves quant à cette proposition que pour les comités de quartiers, sans parler de la question du taux de participation... Seul le conseil municipal délibère et le maire exécute. Se dessine ici la problématique de la légitimité du pouvoir, de sa pratique et de la responsabilité des élus, mais aussi de la confiance qu'accordent les électeurs par leur vote. Une équipe municiple est élue sur des projets, de la prospective et des ambitions, des engagements. L'obsession de cette démocratie "participative", avec toutes les réserves que nous venons d'émettre, risque de déligitimer la démocratie représentative et donc l'action du conseil municipal. Enfin, elle risque de se transformer, sans garde-fous, en démocratie d'opinion, forme tyrannique et pervertie de la politique. Loin de nous l'idée de caricaturer et de renvoyer dos à dos les deux formes d'exercice de la démocratie. Encore une fois à l'observatoire, nous penchons pour une approche systémique de la question. Le fonctionnement des comités de quartiers est sans doute à améliorer, mais ils restent un outil de proximité et un relais entre les habitants et la municipalité. Sans parler des centaines d'associations locales, actrices de la vie locale.

Voilà un -trop- rapide tour d'horizon des propositions des listes concernant la démocratie locale qui s'achève, sur une dernière recomandation chers lecteurs...

VOTEZ !